Je me suis offert en février une Monstera Adansonii Variegata, trouvée sur Etsy. La plante la plus coûteuse de mon petit jardin tropical d’intérieur. Elle a deux points de croissance, un presque 100% blanc et un avec davantage de vert. Elle est arrivée en très bon état de Vancouver dans un verre en plastique rempli de mousse de sphaigne. Je l’ai appelée ‘Ghost’ pour des raisons évidentes 👻.

Après quelques semaines, je l’ai rempotée dans un pot à orchidées avec un tuteur en mousse de sphaigne (pour faire un tuteur, voir cet article, et pour rempoter avec un tuteur, voir cet article), et dans mon substrat maison pour monsteras (voir mon mémo plantes sur les Monstera). A ce stade, elle avait fait déjà trois feuilles en un mois.

Comme vous pouvez le voir, les feuilles blanches brunissent et elles finissent toutes par tomber, au fur et à mesure que la tige verte de son côté grandit et fait de nouvelles feuilles. Au final, il ne reste plus qu’une tige sans feuille du côté blanc.

La dernière pousse de feuille a même bruni à l’intérieur de la tige. 😭

Mais ce n’est pas mort, la tige reste bien en vie.

En mai, je suis partie en vacances quatre semaines, et quand je suis revenue, la plante s’était décrochée du tuteur (je ne l’avais pas sécurisée) et penchait sur le côté vers le mur. Pendant cette période, quatre feuilles avaient poussé, mais avec des zones vert pâle à la place des zones blanches 😓.
J’étais vraiment déçue, car j’aime les feuilles très contrastées avec du blanc, mais bon, au moins elle était en vie.

Je l’ai refixée sur son tuteur, je lui ai donné beaucoup d’amour et de lumière, et toutes les feuilles suivantes ont poussé avec du blanc. Yes ! 🥳
En août, la plante a dépassé son tuteur en hauteur, j’ai donc décidé de tenter une propagation.

Bon à ce stade, je regarde frénétiquement en boucle une vidéo sur la propagation de Monstera Adansonii Variegata par un youtubeur indonésien que j’adore (voir sa chaîne ici) et je me rends compte de la difficulté à propager cette plante… L’enjeu est grand, car chaque feuille vaut plus d’une centaine de dollars… 💸💸💸
Du coup, je me dis, j’ai peut-être intérêt à essayer la technique du ‘air layering’ qui a marché avec ma monstera deliciosa, et qui consiste à chercher à développer un réseau racinaire dans un substrat à partir d’une racine aérienne en accrochant un pot en l’air près de la plante. Je ne prends aucun risque avec cette technique qui n’endommage aucunement la plante et lui donne au contraire les meilleures chances de survie.
Voici donc mon set-up : je fixe au tuteur un petit pot en plastique très léger avec du câble horticole, de façon à ce que la racine la plus longue entre dans le pot et soit entourée de sphaigne.




Bon, au bout de quelques jours, je vois que la racine ne semble pas grandir avec le air layering, alors je perds patience et je coupe ma bouture direct, au sécateur. Oui, vous pouvez le dire, je suis une sauvage 🤪. Mais c’est le goût de l’aventure, que voulez-vous… By the way, si vous voulez lire sur une autre de mes folies, lisez cet article.




Et devinez comme j’ai appelé ma nouvelle bouture : ‘Baby Ghost’ (oui c’est très original).

Je vais attendre un peu que les racines se développent dans la mousse de sphaigne, puis je la mettrai en vente.
N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions !
Bon jardinage.
Alice.
